CHF1'950'000
CH, 2615 Sonvilier
État au 29 août 2026
Le prix demandé est supérieur de 87,5% à la médiane des .
Cette annonce1'950'000 CHF
1'040'000 CHF
Médiane
Y a-t-il une marge de négociation?
Une annonce typique reste sur le marché environ 26 jours. 1,3% des annonces actives ont baissé leur prix demandé ces 90 derniers jours. Les prix demandés au m² sont environ 7,7% plus élevés qu'il y a un mois.
59% d'espaces verts et naturels dans un rayon de 500 m.
Surtout des couples et des personnes seules · environ 32 personnes dans le voisinage.
207 %
Inférieur à celui de 1 % des communes du canton
AFC · 2026
Les temps correspondent au trajet à pied.
niveau sonore en journée
Niveau sonore moyen
Niveau habituel pour un quartier résidentiel.
Nuit
36 dB
Source la plus forte
Route
Plus calme que 55% dans le canton
Niveau de bruit mesuré, situé sur une échelle de sons du quotidien.
Les polluants sont en dessous de la valeur indicative de l'OMS.
Les valeurs de radon élevées sont plus fréquentes ici.
La plupart des bâtiments
Disponible auprès de 2 opérateurs.
Patrice Bayard

EN 1985, CETTE ANCIENNE FERME RESTAURÉE AVAIT OBTENU LE PRIX NEUCHÂTELOIS DU HEIMATSCHUTZ.LE PASSÉ AU PRÉSENTQuand l'architecture se conjugue au passé contemporain, ou comment jeter un pont par-dessus trois siècles et demi d'histoire.Entre la " belle chambre " originelle et le living moderne installé dans l'ancienne écurie, il n'y a qu'une simple porte de bois. Et un bond de trois cent cinquante ans. Mais pas le moindre choc : juste la vie qui continue, au creux des doux vallonnements de cette extrémité nord du Val-de-Ruz.C'est une ferme jurassienne, comme il en reste encore quelques-unes dans la région. Construite en 1652, elle avait appartenu, tout au long du dernier siècle, à la même famille de modestes paysans, les Scheidegger. À la mort du père, dans les années soixante, la mère et la fille continuèrent d'y vivre comme au siècle dernier, avec tout juste l'électricité et l'eau qu'il fallait puiser à la citerne. La minuscule partie habitable comportait en tout et pour tout le foyer (la cuisine), la " belle chambre " où l'on n'entrait que les jours de fête, et, au-dessus, une petite pièce : la " chambre du grand-père ", à laquelle on accédait par une trappe en grimpant sur le poêle. Tout le reste, c'était la grange et l'écurie, vides. La maison fut abandonnée au milieu des années soixante-dix lorsque, la mère étant décédée, la fille dut être placée dans un home.Depuis dix ans qu'Henri et Paule Schneider arpentaient la région à la recherche d'une ferme à retaper, ils avaient bien dû passer dix fois à côté de cette ruine : murs lézardés, toit prêt à s'effondrer, charpente pourrie... Qu'est-ce qui les pousse, ce jour d'été 1979, à aller jeter un oeil à l'intérieur ? Et là, dans ce qui reste de la cuisine, soutenant un âtre noirci où trône, dérisoire, un petit fourneau à bois, ils tombent en arrêt devant la colonne : une merveille de colonne d'angle en pierre de taille, sculptée, intacte, belle comme au premier jour, soutenant une cheminée à linteau droit. Ils achètent la colonne... avec la ruine autour. Non sans avoir dû, auparavant, désintéresser un promoteur qui projetait d'y installer des appartements de vacances. Prix d'achat : 50 000 francs. Du coup, le Heimatschutz entre en scène et classe illico la façade. Pour le reste... commence alors pour les valeureux propriétaires une aventure qui s'apparente à celle racontée par Katharina von Arx dans Ma Folie Romainmôtier.Henri Schneider, ingénieur ETS dans l'horlogerie, et sa femme Paule - " pas de formation mais des passions " - vont travailler avec des artisans de la région, redécouvrant les techniques, réapprenant les gestes traditionnels, se transformant, week-end après week-end, en manoeuvres, maçons, charpentiers, dessinateurs, historiens. Premier objectif : le gros oeuvre. Jean-Louis Geiser, charpentier à La Ferrière, réalise la nouvelle charpente, calculée selon les normes modernes mais en utilisant les techniques de l'ancienne construction : six colonnes, chevrons en troncs de sapin taillés sur deux faces, poutres et montants ajustés et fixés par des chevilles de bois. Les 305 m² de toiture seront recouverts, comme à l'origine, de bardeaux de bois de 66 cm de long, taillés dans du sapin blanc qu'Henri Schneider est allé choisir en forêt en compagnie de Denis Sauser, de La Chaux-du-Milieu, l'un des derniers spécialistes de cet art (il a obtenu en 1981 le Prix du Heimatschutz).La façade, qui affiche fièrement sur le portail du devant-huis la date de 1652, constituait à elle seule un livre d'architecture et d'histoire : la superbe fenêtre à meneaux de la belle chambre, ouverte en 1673, avait été bouchée à une époque où l'on fixait le montant des impôts au nombre de fenêtres entourées de pierre ! Elle sera restaurée. Côté est, l'auvent, la couverture du four à pain et la construction de la chambre du grand-père, au premier étage, datent du XVIIIe siècle. Et du